Le défi d’enseigner : subir le choc des générations ou apprendre à créer des ponts

Les 28 et 29 avril derniers, PRH assistait au colloque de la Corporation des conseillères et conseillers pédagogiques en formation professionnelle et technique (CCCPFPT) regroupant en un même lieu près de 90 professionnels de l’enseignement. Nous y présentions notre formation par la tenue d’un kiosque, aux côtés d’autres établissements tels que l’Université du Québec à Rimouski, le CEMEQ (Centre d’élaboration des moyens d’enseignement du Québec) et l’Université de Sherbrooke.

Nous avons pu observer qu’une préoccupation constante remonte dans les échanges, soit la difficulté de transmettre un savoir et d’assurer le processus d’apprentissage entre individus de générations différentes, parfois même opposées dans leur vision et leur façon d’aborder le monde. Ce qui était habitude de vie, il n’y a pas si longtemps, est maintenant considéré comme incompréhensible pour les générations actuelles. Des valeurs s’entrechoquent: la priorité au travail, la valorisation de la communication instantanée, la culture du changement, la place aux loisirs et à la qualité de vie, l’évolution dans les rôles sexuels. Les modes de communication sont différents et les canaux que nous empruntons pour nous vivre en relation sont tout autres que ce qu’ils étaient pour la génération qui précède.

Pour l’enseignant, le défi de rejoindre l’élève d’une autre génération dans ses préoccupations, de stimuler sa motivation et d’assurer sa réussite paraît parfois infranchissable et peut devenir source de découragement et d’épuisement. L’image de la tour de Babel exprime alors très bien la réalité qui y paraît lorsque le représentant de la génération des baby-boomers rencontre celui de la génération des y ou des z.

Mais à travers ce constat indéniable des différences et le choc qui en résulte, est-il possible d’imaginer des ponts qui relient, qui rapprochent et unissent des forces plutôt que de subir le choc et de cultiver la distance?

C’est la conviction que nous portons à PRH. À travers la formation que nous offrons, nous favorisons des ponts relationnels basés sur ce qui est universel dans la personne et qui suscite la rencontre entre les femmes et les hommes de cultures et de générations différentes. L’école de formation PRH propose des outils et une pédagogie pour répondre aux aspirations humaines intergénérationnelles de se réaliser, de devenir soi et de donner du sens à sa vie; des outils et une pédagogie pour répondre à des besoins de relation, d’apprentissage, de reconnaissance, inhérents à tout être humain; des outils et une pédagogie pour développer la créativité propre à chaque pédagogue pour rejoindre l’élève et l’aider à progresser.

Confiance chez l'enseignant et l'élèveAu deuxième jour de ce colloque, nous animions l’atelier : « Travailler au développement de la confiance chez l’enseignant et l’élève : un passeport pour la réussite ».

L’atelier faisait valoir que la réussite repose sur la confiance que le jeune et l’enseignant ont en leur potentiel et en leur capacité d’atteindre leurs objectifs. Il faisait porter le regard, non pas seulement sur les difficultés rencontrées par l’élève ou l’enseignant, mais prioritairement sur là où il est possible d’agir pour favoriser la reconnaissance et l’actualisation des forces. Voilà ce qui, pour nous, est valeur sûre à travers les changements de générations.

Au service de l'éducationEn discutant avec ces conseillers pédagogiques qui venaient des quatre coins du Québec, nous avons été amenées à sentir encore plus vivement combien notre formation et les valeurs qui s’y rattachent ont leur place dans le monde de l’éducation, ont leur place au cœur des préoccupations tant des intervenants en enseignement que des apprenants.

Quel que soit le métier enseigné ou la matière transmise, le développement des compétences personnelles a un rôle important à jouer tout au long de cette ligne de transmission du savoir, à commencer par l’intervention des conseillers pédagogiques, en lien avec les enseignants qu’ils accompagnent, jusqu’aux étudiants qui, au bout de cette ligne d’apprentissage, intègrent ce savoir.

Notre formation a assurément un rôle à jouer afin que chacun trouve une plus grande satisfaction à vivre ce qu’il a à vivre et que des ponts unissent et assurent le passage d’une génération à l’autre.

Lise Simard, formatrice PRH et présidente de Formation PRH

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