La relâche scolaire, moment pour se retrouver, moment de proximité

Pour nous au Québec, en plein cœur de notre hiver québécois, arrive un temps de relâche scolaire. Pour certains, cela permet un moment pour se reposer à la maison avec les enfants et pour mettre de côté les horaires chargés; un temps pour se retrouver tranquille en famille. Pour d’autres, ce sera un bon moment pour partir à l’extérieur afin de changer la routine. Mais l’important est de prendre du temps pour écouter nos enfants et vivre une proximité avec eux.

Dernièrement, dans le cadre de mes activités PRH, j’ai vécu une expérience auprès de jeunes étudiants de 15 à 17 ans où j’ai pu échanger avec eux sur l’image qu’ils ont d’eux-mêmes. J’ai constaté que ce n’est pas toujours facile pour eux de se voir de manière positive. Je leur ai alors proposé Lire la suite

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Sortir de sa zone de confort

Depuis que je suis toute petite, je nourris mon besoin d’évolution et d’apprentissage. J’ai toujours dit que j’aime autant être élève qu’être professeure. Les deux statuts me conviennent pour trouver un certain équilibre. Dans ma vie de mère ou dans mon travail au cégep, j’essaie quotidiennement d’inciter l’autre à apprendre. Pas très original, j’en conviens. Je m’attends à ce que mes enfants et mes étudiants restent en position d’ouverture et qu’ils soient prêts à essayer de nouvelles choses pour grandir et se surpasser.

L’autre jour, ma famille m’a donné le défi d’être cohérente. La tempête a fait en sorte que ma soirée habituelle de yoga a été annulée. À l’annonce de cette nouvelle, mes enfants m’ont demandé de les accompagner au gym où ils vont avec leur père, mon amoureux. Ce sont des adeptes de trampoline, de parkour urbain et de trucs de cirque. Ma réaction première a été sans équivoque : « Non, pas question! ça ne me tente pas… bla, bla, bla… ». Ils ont insisté, m’ont suppliée et ont usé de toutes leurs ruses pour me convaincre. Je les ai vus sourire à l’idée de partager leur passion avec moi. À ce moment-là, il y a eu une toute petite fenêtre qui s’est ouverte en-dedans de moi. Insistons sur toute « petite ».

Je me suis dit : « Ils y tiennent vraiment… ça leur ferait plaisir! ». Je n’avais soudainement plus aucun argument pour me battre contre eux et pour laisser vaincre ma paresse. L’ouverture s’est faite telle une éclaircie. J’ai senti le oui monter bien malgré moi! Malgré la peur de me faire juger dans mes mauvaises performances, malgré l’envie de rester chez moi à ne rien faire, malgré toutes les « bonnes » défaites pour rester dans mon salon un soir de tempête. J’ai perçu l’importance de leur demande et aussi l’importance de leur montrer que je suis prête à sortir de mes habitudes.

Je reste convaincue que pour apprendre, faut sortir de sa zone de confort. Je ne peux pas demander à mes enfants de sortir de la leur si je ne le fais jamais. Je ne peux pas demander à mes étudiants de questionner leurs actions en stage, si je ne questionne jamais mes pratiques comme professeure. Je ne peux pas demander aux gens d’apprendre si je ne suis pas ouverte à le faire encore. C’est au cœur de mon travail de mère et de professeure. Pour évoluer et apprendre : « faut sortir de sa zone de confort ».

Caroline

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