UN GESTE DE COMPASSION AU COEUR D’UNE TRAGÉDIE

Dans les dernières semaines, en écoutant les nouvelles, j’ai appris qu’il y avait eu un grave accident de la route près de La Tuque, au Québec. Une grave collision entre un véhicule utilitaire et une petite voiture n’a laissé aucune chance aux deux occupantes de cette dernière. Il s’agissait d’une femme de 38 ans et de sa fille de 10 ans qui ont été tuées sur le coup. J’étais très touchée par cette déchirure qui se produisait alors au cœur d’une famille qui venait de perdre deux des leurs tragiquement, en l’espace de quelques secondes. Habitée d’un certain bouleversement intérieur, j’ai poursuivi mon écoute du bulletin de nouvelles. Puis, j’ai été de nouveau saisie lorsque le journaliste a mentionné que la grand-mère qui venait de perdre sa propre fille et sa petite-fille dans l’accident avait posé un geste hors du commun. Cette femme a demandé à être conduite au chevet de la jeune fille qui conduisait l’autre véhicule. Elle tenait absolument à rencontrer cette jeune conductrice dans la vingtaine qui avait également été blessée au moment de l’impact. Une fois à ses côtés, cette mère et grand-mère en deuil lui aurait dit qu’il s’agissait d’un accident et que ce n’était pas de sa faute.

Je ne sais pas quelle portée ce geste a eu pour la jeune conductrice, mais moi, assise devant mon téléviseur, j’ai senti que l’amour dans la personne humaine est d’une grandeur insoupçonnée. Alors qu’elle était cruellement éprouvée personnellement, le regard de cette femme s’est tourné vers l’autre victime avec une compassion infinie, comme pour la soustraire à un sentiment de culpabilité qu’elle soupçonnait. Cela semble lui être venu comme une évidence de ce qu’elle devait faire : un geste d’humanisme, une parole consolatrice, un amour solidaire. En être témoin nourrit ma foi en la personne humaine qui est capable du meilleur. C’est parfois dans les moments les plus sombres que l’on peut voir apparaître le plus merveilleux dans l’humanité.

En tant que formatrice PRH, j’ai envie que l’on rende ces gestes d’humanité aussi visibles que les gestes de destruction auxquels nous assistons, car ce sont ces gestes humbles, issus de la profondeur d’un cœur aimant, qui soulèvent l’espoir et la solidarité en notre monde. Notre vision et notre espoir à PRH sont bien de cette couleur : que la personne humaine est débordante de richesses qui font du bien à l’humanité.

Diane Plante, formatrice PRH

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6 réflexions sur “UN GESTE DE COMPASSION AU COEUR D’UNE TRAGÉDIE

  1. Merci Diane de porter cette facette d’une nouvelle -qui pourrait bien être comme une autre- à mon, à notre attention. Effectivement, je trouve que le pire révèle parfois le meilleur… Et aussi qu’on n’a pas à se laisser innonder du pire.
    Lire l’actualité avec ce type de regard nécessite une forme d’éducation, je crois, qui me semble bien caractéristique de PRH. Merci de nous partager le tien!

  2. Oui vous avez bien raison, on a tellement besoin d espoir dans ce monde où on entend plus les mauvaises que les bonnes.
    Et je crois en cette bonté

  3. Savoir dire les bons mots et faire les bons gestes sont des cicatrices apaisantes… BRAVO à cette dame qui transmet son savoir vivre à une jeune adulte qui dans le futur portera sur elle une leçon de vie inoubliable.

  4. Diane, je suis touchée par l’humanité qui se dégage de cet événement. Son geste, ses paroles sont infiniment grands… Et là, je me dis que je peux sûrement faire autant de bien que cette dame, mais dans de petits gestes au quotidien: un sourire, un regard aimant, une parole bienveillante, un geste bon pour l’autre, un accueil vrai.
    Elle me touche et m’éveille à être porteuse d’humanité dans mon quotidien.
    Merci Diane d’avoir partagé son immense geste d’amour.

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