Mon jardin, mes fleurs…

Bonjour à vous tous,

Je regardais mes élèves à mon arrivée ce matin. Je les trouve beaux. Je les trouve magnifiques. Ils m’émerveillent d’avoir tant appris, tant acquis, de s’être autant déployés, d’avoir pris autant d’assurance et de s’être fait confiance.

Je me revois en début d’année à les regarder, à les observer et à me demander qui ils étaient, ce que j’allais découvrir d’eux, quelles forces ils avaient, quels défis ils allaient relever… En fait, je me demandais quelles étaient les fleurs de mon jardin pour les dix prochains mois.

Je perçois mes élèves de 1re année comme des fleurs. Certains vont éclore tôt dans l’année un peu comme le perce-neige au printemps. Ils apprennent rapidement et s’adaptent bien également. D’autres enfants suivent le rythme de la saison comme les tulipes, les pétunias, les bégonias, les géraniums… Ils vont fleurir en suivant un rythme régulier, avec leur couleur, avec leur éclat. Il y a aussi des fleurs qui fleurissent à l’automne, tardivement, alors que la saison chaude achève. Ils ont besoin de soins particuliers, d’une attention spéciale, d’un engrais un peu plus adapté…

Peu importe la vitesse à laquelle progressent mes élèves, ils m’émerveillent, me stimulent, me surprennent et m’invitent à leur offrir de la bonne eau, un bon engrais naturel qui les amèneront là où ils peuvent aller. Des fleurs sont fragiles, d’autres ont besoin de plus d’espace ou encore d’un tuteur pour aider davantage. Certaines ont besoin d’un soleil chaud alors que d’autres ont besoin d’ombre. Les fleurs ont leurs particularités. Mes élèves ont leurs particularités. Ils sont uniques. Ces enfants sont si fleurissants de richesses! Ils m’amènent à me dépasser, à être ouverte et disponible pour eux. Ils m’émerveillent par leurs capacités, leur persévérance, par leur foi en eux, par leur ténacité!

Voilà que la fin d’année est arrivée. Chaque enfant a fleuri, à son rythme et à partir de là où il démarrait dans ses apprentissages. Chaque enfant a également fleuri dans toute son unicité. Je l’ai découvert dans les richesses de sa personnalité : artiste, créateur, qui prend soin de l’autre, vif d’esprit, observateur, curieux, chercheur, habile, acteur, énergique, contemplatif, avec un sens de l’humour, aimant, minutieux, communicateur, social, aidant, proche de l’autre…

Toute l’année, j’ai été témoin de son épanouissement, de la place qu’il prend au soleil, des soins qu’il accueille avec ouverture. Aujourd’hui, je contemple sa couleur, son feuillage, son odeur. Il est unique.

Mon jardin a fleuri. J’aime mon jardin. J’aime profondément mes fleurs.

Certains diront que les enfants apprennent grâce à leur enseignant. Moi, j’affirme que mes élèves ont tout en eux comme une graine de fleur qui a tout pour devenir la fleur qu’elle doit être. Certes, je suis là pour arroser, les placer suffisamment à la lumière, ajouter de l’engrais et, parfois, pour y mettre un tuteur qui l’aidera un peu. Je veille. Les parents sont là également. Nous sommes ensemble. Nous formons une équipe pour l’épanouissement de l’enfant, des enfants, pour qu’ils grandissent, qu’ils fleurissent comme ils doivent fleurir. Ensemble, nous contribuons à faire fleurir ce jardin, le plus beau que je connaisse.

Josée

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Prendre ma place là où je suis, source de bonheur

Tout récemment, j’ai été appelée à me déplacer du Saguenay vers Trois-Rivières pour animer un atelier sur mesure avec une collègue.

Je suis revenue de cette animation habitée d’une joie profonde, d’un bonheur à diffuser, à transmettre la formation PRH plus largement, au-delà de mes frontières. Effectivement, la clientèle rejointe était composée de conseillers et conseillères pédagogiques provenant de différentes régions du Québec : des personnes ouvertes, attentives, intéressées à découvrir des pistes et raviver leur motivation pour vivre leur rôle de façon satisfaisante et constructive auprès de la clientèle qui leur est confiée.

Cette animation a fait grandir, en moi, le sentiment de fierté d’être cette formatrice PRH, prête à marcher, à m’engager dans cette aventure pour un plus d’humanisation de la société.   Cette fierté est, en quelque sorte, liée et nourrie sans cesse par cette capacité d’amour qui m’habite et que je vis pour :

  • PRH; ma foi en cette école qui favorise le déploiement de la personnalité chez les individus;
  • la croissance des personnes; cette foi en ce dynamisme qui les mobilise, qui les habite et qui les stimule à être sans cesse à cette recherche d’un mieux-être, d’un plus de bonheur dans leur vie;
  • les personnes; les regarder, m’y intéresser, les écouter sans jugement, m’émerveiller d’elles et pouvoir les découvrir en leur cœur. Je me sens tout à coup plus élargie intérieurement par l’accueil de ces personnes différentes de moi et qui contribuent à leur manière à une levée, une mise debout des personnes autour d’elles, pour la part d’humanité qui les concerne;
  • les autres formatrices PRH qui interviennent dans leur coin de pays pour diffuser la formation PRH. Nous étions chacune à notre place, offrant notre expertise, selon nos couleurs respectives. De plus, en animant, j’ai expérimenté et pris conscience que nous n’étions pas seules, mais bien soutenues, reliées aux autres formatrices du Québec et du Nouveau-Brunswick, une force vive pour cet agir commun qui nous anime.

Tant de reconnaissance en moi pour toute cette abondance vécue et reçue qui me conduit à un élargissement de ma personne dans cette dimension de mon amour pour le monde. Cela m’invite à porter mes chaussures de nomade pour aller rencontrer les personnes qui ont soif d’un monde meilleur.

Et vous, avez-vous soif de ce monde meilleur? Je dépose cette question en vous. Quel élan est là, en votre cœur, pour apporter votre part et ainsi contribuer à ce plus pour notre humanité? Sans cette part, peut-être que quelque chose ne pourra advenir…

Doris Hébert, formatrice PRH

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