Retourner sur les bancs d’école

J’ai la croyance suivante : qui j’étais comme élève a déterminé qui je suis devenue comme professeure. À mon sens, un lien intime rallie ces deux postures : l’apprentissage. J’étais une élève engagée, curieuse, quoique parfois rebelle. Je suis maintenant une prof exigeante (j’aime me croire généreuse), je pose beaucoup de questions pour aider mes étudiants (je suis un brin intense) et j’ai besoin de liberté (donnez-moi les coudées franches!).

L’apprenante en moi s’est transformée au fil des années et au gré des professeurs croisés sur mon chemin. Je prends souvent plaisir à penser à certains d’entre eux : Madeleine, Nicole, Richard, Françoise, Isis, Pierre… Ils ont su éveiller en moi le meilleur, au-delà de mes insécurités ou par-dessus la pie légendaire que j’étais en classe. Ils ont cru en moi dans les moments nécessaires, m’ont reconnue ou m’ont parfois donné une deuxième chance.

Au printemps dernier, j’ai pris la décision de terminer ma maîtrise en enseignement collégial. Cette aventure fera partie de mon paysage pour les deux prochaines années. J’ai donc la chance, en ce moment, de flirter avec l’étudiante que je suis encore, au mitan de ma vie. À la fois la même qu’auparavant et parfois si différente.

À chacun de mes cours, je porte deux chapeaux : celui de professeure et celui d’étudiante. Toutes les situations vécues en classe me ramènent dans une réalité bien importante : avoir plus d’empathie pour « mes » étudiants.

Quand le prof me parle du travail à faire et que je ne comprends pas, je me dis : « C’est ça que mes étudiants vivent quand je présente un travail. Faut que je m’applique à être claire, rassurante, structurée. » Quand le prof me demande (dans un moment de doute ou de brouillard) de lui faire confiance, je me dis : « Voilà l’inconfort que mes étudiants vivent quand ils ne comprennent pas où je veux en venir. Je leur demande de me faire confiance, alors, je dois faire confiance à mon tour. » Quand le prof me demande de rendre un travail à une date précise et que j’ai du mal à respecter l’échéance, je me dis : « Étudier et concilier la famille et le travail est un défi important. Je me dois encore plus de respecter mes étudiants dans cette réalité. »

Cette visite sur les bancs d’école me sensibilise afin de mieux comprendre le quotidien des personnes dans mes classes. Cette double posture me donne la chance de devenir consciente et présente à ce qu’elles vivent, au-delà de ce que je voudrais bien qu’elles apprennent. Il y a ma volonté et leur réalité. Entre les deux, il y a mon respect de leur cheminement, avant les notes et avant les diplômes. Cette dernière phrase me rappelle que, dans quelques semaines, j’aurai un bulletin avec des notes attribuées par quelqu’un d’autre que moi! À la vue de mes résultats, faudra que je me dise : « Mon prof applique son jugement professionnel et ma note n’est pas qui je suis. » Me revoilà avec de l’empathie pour mes positions actuelles : l’étudiante en moi et la prof! Je soupire… Le défi d’accuser la note sera de taille pour moi. Il me reste quelques semaines pour me faire à l’idée de faire confiance à l’autre. Dans le fond, le lien de confiance est véritablement l’enjeu principal entre un prof et un étudiant. Humblement, je me souhaite donc de devenir une meilleure prof en passant dans la chaise de l’étudiante.

Caroline Cloutier

professeure en Techniques de travail social

et étudiante à la maîtrise en enseignement collégial

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Source des images: Pixabay

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PRH sur la place publique au Nouveau-Brunswick

La 5e édition du salon « Bien dans sa peau » vient tout juste de se dérouler les 14 et 15 octobre derniers au Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, à Dieppe. PRH y tenait, à cette occasion, un kiosque parmi une trentaine d’exposants.

Nous y avons côtoyé des intervenants et représentants d’autres organismes dans un climat chaleureux, très vivant, chacun démontrant un intérêt à faire connaître ses services et ses nouveautés pour le mieux-être des personnes.

Ce fut pour moi une expérience positive tant sur le plan personnel que professionnel en lien avec les collaborateurs PRH du Nouveau-Brunswick. Je sentais chacun d’eux avec sa propre couleur, pétillant de joie d’être là parmi toutes ces personnes qui sont venues en grand nombre s’informer, nous connaître, poser leurs questions. Les intervenants et certains représentants d’organismes sont également venus nous rencontrer pour échanger nos cartes professionnelles et faire connaissance. Un monde, au fond, chez qui je sens la soif d’accéder à un plus grand bonheur, que ce soit par un mieux-être au niveau de leur santé ou par la connaissance d’eux-mêmes.

Je sentais que les collaborateurs avaient à cœur de faire connaître l’efficacité de l’outil PRH. Ce sont des pas vécus en lien avec eux et moi, comme formatrice. Le plus beau, c’est d’avoir vécu cette rencontre en solidarité aux autres représentants sur place, présentant chacun notre expertise, notre spécifique et nos programmations respectives. J’ai eu beaucoup de bonheur à paraître sur la place publique avec plusieurs autres professionnels qui ont le même souci de la santé et du mieux-être.

Il y avait tant de services disponibles pour répondre aux besoins des visiteurs. Cela aura été une occasion de nous instruire les uns les autres, de nous relier pour mieux offrir notre apport unique. J’ai été touchée par le respect et le dynamisme qui régnaient entre nous.

Pour moi, cette journée a fait la différence puisqu’elle a permis de rejoindre la personne humaine au cœur d’elle-même, de participer, de contribuer ensemble, de se côtoyer les uns les autres, de rire ensemble, et de se faire proche des personnes, tous là pour un même objectif.

Pour ma part, cet emboîtement de nos dons respectifs contribue à l’avancée de la société. Tous ensemble pour transmettre notre amour et nos expertises, les uns reliés aux autres.

Une collaboratrice et stagiaire en formation professionnelle PRH, présente avec moi à cette occasion, s’exprimait en ces mots :

« Le salon Bien dans sa peau m’a permis de vivre mon engagement de collaboratrice PRH dans un climat très plaisant. Je m’y suis sentie debout, à ma place, nourrie de vibrations positives et entourée de gens désirant contribuer au bien-être d’autrui. Ce fut pour moi un lieu où partager ce qui me tient à cœur, un lieu pour dire ma parole : ‘’PRH, c’est une école pour devenir soi-même et ça s’apprend! ‘’ J’y ai vécu ma part, celle d’offrir avec solidité la certitude que l’outil PRH a quelque chose d’unique à offrir. Devenir soi-même est une démarche quotidienne qui s’apprend en relation. Je sentais une mission commune nous unir, une énergie positive baignait sur tous et entre tous. Le climat du salon était d’une intensité palpable avec autant de gens en soif d’un mieux-être que de gens au cœur tendre, prêts à offrir du leur pour le mieux-être de leur prochain. Le mouvement de donner et de recevoir a fait le bonheur de plusieurs alors que je vivais, sur place, le bonheur d’être bien dans ma peau. »

Hélène Boissonnault, collaboratrice PRH et stagiaire en formation professionnelle PRH

Lisette Soucy-Grant, formatrice PRH

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Unir nos forces pour « des enfants à faire grandir »

Je prenais connaissance, dernièrement, d’une recherche produite par l’Institut du Québec qui explore différentes approches en éducation expérimentées ici et ailleurs à travers le monde. Le document « Des exemples pour l’école québécoise : étude de cas d’écoles innovantes » tente de répondre aux grandes problématiques de notre système d’éducation actuel. Encourageant de constater combien notre planète fourmille d’initiatives pour réinventer nos pratiques, les rendre plus humaines et plus efficaces pour favoriser la croissance de nos enfants!

Qu’il soit question d’environnement, de travail, de santé ou de communication, notre avenir repose sur la solidité, la créativité et l’humanisme de nos futurs leaders sociaux. La formation de nos enfants est, ainsi, une œuvre essentielle et primordiale pour assurer un avenir à notre monde. Cela rejoint d’ailleurs la vision d’André Rochais, initiateur de la formation PRH. Dans un manifeste écrit en 1988 sur « Les droits de l’enfant à l’égard de ses parents »[i], il exprimait un appel pressant à la société, aux éducateurs et à ceux qui détiennent le pouvoir pour que soient dégagés les énergies et les moyens nécessaires pour une formation qui réponde aux besoins de croissance des enfants. « Il y va de la qualité humaine des générations montantes. Plus largement, il y va de l’avenir de l’humanité. » Il exprimait ainsi nos devoirs à l’égard des enfants : « Nous avons à les conduire jusqu’à l’âge adulte, c’est-à-dire jusqu’à ce qu’ils soient suffisamment debout et autonomes pour pouvoir prendre leur place dans la Société, l’enrichir de leurs dons et contribuer, pour leur part, à la faire progresser vers plus d’humanité. »

Depuis le début de 2017, les « correspondances éducatives », parues sur le blogue de PRH, se veulent une nourriture susceptible d’alimenter notre réflexion en ce sens et nos pratiques de parents, de grands-parents, d’enseignants et d’intervenants au service des enfants. Cinq acteurs du secteur de l’éducation nous y livrent, à tour de rôle, leurs préoccupations quotidiennes et leurs expériences d’éducateur. Ils portent tous au cœur de favoriser au mieux de « faire grandir des enfants » pour la société de demain.

Avec la reprise de l’année, j’ai demandé à chacun d’eux de se présenter en nous livrant, en quelques mots, leur principale préoccupation d’éducateur.

Je vous présente donc, à nouveau, l’équipe des correspondances éducatives :

Johanne April, mère de deux jeunes adultes. Elle est professeure titulaire et membre de l’équipe de recherche sur la « Qualité éducative des services de garde et petite enfance » pour l’Université du Québec en Outaouais (UQO).

Sa préoccupation actuelle concerne l’impact de la qualité des interactions enseignante-élève sur la réussite éducative et la performance cognitive chez l’enfant.

Caroline Cloutier est mère de deux adolescents et enseignante au cégep en technique de travail social.

Quand elle pense à l’époque où nous sommes, aux multiples distractions possibles et impossibles (les écrans de toutes sortes, le rythme parfois effréné du quotidien), elle se préoccupe de l’état et de la qualité de présence à soi et de présence aux autres et de leur impact sur le développement de nos enfants.

Sophie Jardon est mère de 2 enfants de 10 et 13 ans, sagefemme devenue formatrice en développement personnel et relations humaines (PRH).

Elle se préoccupe sérieusement, à ce jour, d’aider les jeunes à se connaître afin qu’ils développent une saine estime d’eux-mêmes au travers des défis de la société actuelle.

François Guénette est enseignant en littérature au cégep et père de deux adolescents.

Sa principale préoccupation en éducation, actuellement, concerne la motivation des étudiants. Comment stimuler l’intérêt d’un étudiant ou d’une étudiante? Est-ce que la curiosité peut s’apprendre?

 

Josée Baril est mère de trois enfants, grand-mère de quatre petits-enfants et enseignante en 1re année au primaire.

Elle se sent habitée par l’importance du rôle de l’éducateur qu’est le parent pour son enfant ainsi que de l’importance de prendre l’enfant là où il est et de lui permettre de s’épanouir pleinement, selon son unicité.

Lors des prochaines parutions, nous vous convions à livrer vos réactions, réflexions ou lumières en écrivant vos commentaires dans l’espace prévu à cet effet après chaque article. Nous vous espérons nombreux au rendez-vous…

Cette mise en commun nous paraît tellement importante puisque, comme le dit le proverbe africain, « Pour qu’un enfant grandisse, il faut tout un village ».

Lise Simard, présidente

Formation PRH inc.

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[1] Les droits de l’enfant à l’égard de ses parents, André Rochais, 1988

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Me brancher sur du solide en moi pour rester en équilibre!

Dans des conversations avec les gens autour de moi, j’entends régulièrement ces expressions : « J’ai besoin de me connecter, de me vivre ‘’groundé’’, « La vie va trop vite, je n’ai même plus le temps de décider ce qui me va et ce qui ne me va plus; j’avance par automatisme, par obligation de ceci, de cela… » Et, une question m’est souvent posée : « Mais comment fait-on pour se connecter à soi? »

Nous avons tous, ou presque, une connexion Wifi pour nous tenir au courant de ce qui se passe dans le monde, pour être en lien avec les personnes plus éloignées, connaître les dernières nouvelles de l’actualité, être au parfum des dernières recherches sur la santé, les dernières statistiques des sujets qui nous intéressent, etc.

Y a-t-il possibilité de se connecter avec la même assiduité à notre vie intérieure?

Je vous partage l’image qui me vient en lien avec « une connexion WIFI à son monde intérieur » :

Wow             Développer l’émerveillement de qui je suis, de mes forces, de mes valeurs, mes beautés intérieures…

Identité          Découvrir l’ensemble des traits de mon identité, de mes richesses d’être (celles qui me différencient des autres personnes), trouver mon unicité.

Fidélité à soi  Attitude intérieure consistant à prendre des décisions et à poser des actes en accord avec mon être, avec moi-même.

Infini              Je n’ai jamais fini de découvrir mes forces et de déployer ce capital de richesses en moi. C’est un lieu en moi où je peux toujours revenir pour y rétablir mon équilibre.

Pour répondre à la préoccupation des gens « Comment fait-on pour rester connecté(e) à soi? », j’ai quelques pistes à proposer pour assurer une meilleure connexion WIFI à son monde intérieur.

Certaines attitudes fondamentales :

  • vouloir se connaître soi-même;
  • s’ouvrir à son monde intérieur;
  • avoir le goût de se vivre en vérité avec soi-même : être en recherche de cette vérité et vouloir se vivre à partir d’elle;
  • faire grandir l’humilité pour se voir tel(le) qu’on est (le beau comme le moins beau);
  • être déterminé(e) à progresser.

Et des moyens pour progresser :

  • s’entourer de personnes vitalisantes qui stimulent notre vie, qui croient en nous;
  • être à l’écoute de soi, être fidèle à ses élans intérieurs, ses intuitions, ce qui alimente notre bonheur;
  • prendre du temps pour soi afin de goûter à la vie qui bouillonne à l’intérieur;
  • prendre au sérieux ce qui entrave sa vie et tenter d’en comprendre la cause en soi pour se vivre plus librement;
  • faire la clarté sur soi par l’analyse écrite;
  • se faire accompagner, au besoin, pour avancer avec lucidité dans ses démarches.

Je suis convaincue d’une chose : « Oui, c’est possible de garder son équilibre dans notre monde d’aujourd’hui, malgré toutes les sollicitations de l’extérieur! » Pour cela, il est très aidant de découvrir ce lieu de solidité en soi sur lequel on peut s’appuyer, auquel on peut se référer et se brancher en tout temps.

À PRH, la formation Qui suis-je? est un bon moyen pour découvrir cette solidité en soi.

Placer ses atouts aux bons endroits sur le fil de sa vie.Et vous… comment gardez-vous l’équilibre dans votre quotidien?

Lorraine Roy, formatrice PRH

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NAISSANCE D’UNE FAMILLE

Je suis ton parent, ta mère.

J’ai encore le corps endolori de ton arrivée.

Et j’écoute déjà qui tu es en ce début de toi.

C’est que… je préfère que tu sois toi

Et non que tu sois ce que je voudrais que tu sois.

Il faut que je te découvre

Et que je continue à te faire naître tous les jours,

C’est mon plus grand défi.

 

Je suis ton parent, ton père.

J’me sens comme si c’était moi

Qui avait accouché de toi.

J’ai eu des contractions du cœur

Pendant que ta mère en avait au corps.

T’es mon premier enfant.

Wow! J’ai une famille depuis que t’es arrivé!

Je ne suis plus le même homme.

Bienvenue dans ma vie!

Je suis votre enfant, papa, maman.

Je n’ai pas besoin de tant d’affaires que ça.

C’est votre amour qui me fait exister

Et découvrir que je suis valable en ce monde.

J’ai juste besoin de me sentir beau dans vos yeux,

Que vous ne fassiez pas à ma place

Quand j’ai besoin d’apprendre à être.

Je n’ai pas besoin que vous soyez parfaits.

Juste que vous soyez d’accord

Pour que je sois différent de vous deux.

 

Ne m’inventez pas,

Ne me surprotégez pas,

Ne m’idéalisez pas!

J’ai tout en mon être pour être magnifique.

Aidez-moi simplement à aimer être moi-même

Et je serai un enfant réussi!

 

En passant, je vais probablement vous bousculer un peu…

Mais, que voulez-vous :

Il faut bien que je vous fasse grandir moi aussi!

 

Diane Plante, formatrice PRH

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On ne compare pas des pommes avec des oranges

Vous est-il arrivé, devant la rapidité d’exécution d’une personne, de vous trouver lent? Ou encore, en présence de quelqu’un qui exprime sa passion pour son travail, un hobby, de trouver ordinaire la valeur de votre quotidien ou de votre vie? Si oui, vous êtes tombé dans le piège de la comparaison en vous dévalorisant, en mésestimant ce que vous êtes au lieu de reconnaitre ce qui vous caractérise comme personne. Cependant, comme le dit ce proverbe québécois rempli de sagesse : « On ne compare pas des pommes avec des oranges ».

Si je prends la pomme avec sa pelure lisse, sa couleur rouge ou verte, sa saveur sucrée ou surette, c’est l’ensemble de ses caractéristiques qui la rendent unique. Tandis que l’orange est juteuse, sa pelure moelleuse, elle est facile à peler, etc. Wow! Qu’elles sont belles l’unicité et la diversité de chaque fruit!

Alors, d’où peut provenir cette manière de juger de ma valeur, ce que je suis, en me comparant de façon injuste?

Depuis que je suis formatrice PRH, j’observe que ce piège de se comparer en se dévalorisant, en minimisant ou en survalorisant un aspect de soi face à quelqu’un est fréquent et même tenace. Parmi certaines causes de ce fonctionnement, nous observons une difficulté à nous référer aux forces et aux qualités qui constituent notre identité. Il pourrait s’agir aussi, par exemple, d’une expérience passée où on a pu être comparé à un frère, à une sœur en survalorisant un aspect positif qui pouvait plaire au parent ou à l’éducateur (« Il est super travaillant! », « C’est facile avec lui! Il est tellement calme! », etc.) ou en dénigrant un comportement (« Il pense juste à jouer! Il ne reste pas tranquille une minute! », etc.). Une image négative ou survalorisée de soi s’est installée et provoque, aujourd’hui, ce dysfonctionnement de la comparaison.

Et si on cessait de se comparer! Tout comme pour un fruit qui a ses aspects uniques, est-ce que je peux nommer les qualités manuelles, intellectuelles, affectives, artistiques ou autres qui me caractérisent dans les différents secteurs de ma vie?

Pour vous aider à faire l’exercice suivant, je vous propose d’utiliser le symbole de la pomme ci-dessous :

  • Je choisis une activité qui me procure du bonheur et je la note.
  • Quelles sont les qualités que je mets en action dans cette activité? Je les inscris au centre du fruit.

Vous désirez poursuivre l’expérience de « l’auto-cueillette » des caractéristiques de votre identité? Je vous propose la formation « Qui suis-je? ».

Martine Préville, formatrice PRH

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Accéder à ma joie par le chemin de mes engagements

Dans notre parcours de vie, il arrive un moment où nous ressentons vraiment que notre capital d’énergie a des contours. Nous pressentons alors, sans trop vouloir y consentir, que nous commençons à frôler nos limites d’énergie et, tant mieux si ce n’est pas par la maladie, que nous acceptons de nous rendre à ce réel.

En êtes-vous à ressentir que votre temps est précieux ? À trouver que les heures de la journée semblent filer plus vite qu’avant ? Que les mois et les jours sont trop courts ? Que les années passent trop vite ?

Plusieurs hypothèses montent en moi :

  • Les demandes qui vous sont faites sont-elles trop nombreuses ?
  • Les types de demandes vous questionnent-ils sur la pertinence d’avoir à y répondre vous-même ?
  • Les énergies que cela va entraîner dépassent-elles vos capacités ?
  • Une satisfaction ou une insatisfaction s’installe en vous parce que l’agir va dans le sens de vos forces profondes ou non ?
  • Vous aimeriez dépenser vos énergies à faire autre chose ?
  • Vous tirez trop souvent sur des énergies qui ne sont pas disponibles?
  • Etc.

Chercher à distinguer ce que j’ai à privilégier pour ma vie aujourd’hui peut répondre à un besoin de clarté. Il se peut que je vive des agirs qui me permettent de gagner ma vie avec confort et aisance, d’autres qui me permettent de me déployer en incarnant mes dons naturels. Il y a aussi des agirs que je peux vivre avec la sensation d’un chemin intérieur qui se dit au fur et à mesure que j’avance. Je continue parce que cela me permet de me sentir sur ma route de bonheur.

Si je m’intériorise, je reconnais que je ressens un appel intérieur. Il me monte quelques exemples : une maman qui accueille un enfant dont la mère ne peut prendre soin et qui lui donne une place dans sa famille, elle l’adopte en son cœur ; un sportif qui a du succès et qui décide de créer une fondation en aménageant un autobus d’objets sportifs pour se promener d’école en école et, ainsi, faire vivre des expériences de jeux à des enfants ; un artiste qui réussit bien et qui s’intéresse aux gens de la rue… Cela est donné comme une force intérieure qui engage et oriente des actions en vue d’apporter ma contribution à la société.

Vous donner une plage de temps avec d’autres pour reconnaître, dans les diverses actions que vous posez, ce qui est en correspondance avec qui vous êtes vraiment, est un cadeau que vous aurez peut-être le goût de vous offrir.

À ceux et celles qui se sentent interpelés par cette démarche, je vous invite à la formation : « Mes priorités d’engagement : Agir prioritaire, agir essentiel et mission personnelle » qui aura lieu les 30 septembre et 1er octobre, ainsi que les 27, 28 et 29 octobre 2017.

Pierrette Pepin, formatrice PRH

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Et si chacun de nous faisait toute sa part…

Le nouveau président des États-Unis ne croit pas au réchauffement climatique. Il a décidé de se retirer de l’accord de Paris invoquant « vouloir rendre sa grandeur à l’Amérique ». Cet accord vise à limiter la hausse de la température mondiale en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

Je crois mal entendre… Est-ce possible? En moi, je ressens de la colère et de l’incompréhension, plein d’arguments défilent dans ma tête. Quelle Terre laisserons-nous à nos enfants? Une sorte de panique se pointe. Je suis déçue de notre monde, de cette super puissance, face à qui nous sommes bien petits parfois. C’est ma première réaction.

J’ai bien peu de pouvoir sur cette décision. Trump nous place devant un fait accompli que je n’ai pas le choix d’accepter, sans pour autant être d’accord.

Au lieu de rester dans l’opposition et la contestation, je choisis d’accueillir ce réel. Je retrouve peu à peu mon équilibre en même temps que ma solidité en tournant mon regard plus loin, portée par mes valeurs de fond, ma solidarité, l’équité, la justice. Monte en moi une aspiration : laisser en héritage un monde le plus en ordre possible et l’environnement en fait partie.

Malgré tous les excès et désordres de notre société, je m’assure quotidiennement de faire toute ma part pour notre monde de demain. Je fais partie d’un groupe de simplicité volontaire, je prépare mon compost toute l’année, j’apporte mes sacs en tissu à l’épicerie. Je suis attentive à poser plein de petits gestes. Tout ça dans le but de réduire au mieux mon empreinte écologique. Je m’observe et identifie comment je peux faire plus pour protéger notre Terre là où je suis dans mon coin de pays.

Me voilà plus sereine, assurée de faire toute la part qui est la mienne pour laisser une Terre accueillante à mes enfants, mes petits-enfants et, plus largement, à notre humanité qui me tient particulièrement à cœur.

Et si chacun de nous fait toute sa part, mon espérance est décuplée. Oui, ensemble, ça devient possible de vivre dans ce monde auquel j’aspire, ce monde où nous marchons, ensemble, avec courage et détermination, conscients de notre impact personnel sur notre environnement.

Maryse Cyr, formatrice PRH

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Surprises d’un moment d’arrêt estival…

Je sens mon corps détendu, réceptif.

Je me sens bien dans toute cette verdure, dans l’abondance de fleurs.

J’admire toute cette beauté que ce petit jardin généreux me donne de goûter.

Les rosiers, si pleins de fleurs, les clématites, les fiers delphiniums, toutes les autres espèces en profusion…

La bonne odeur du lilas japonais; je me régale.

L’oiseau qui fait entendre son chant; joie légère.

Je me sens choyée et reconnaissante de goûter toute cette vie.

Je me sens connectée à elle.

Une vivante parmi les vivants.

 

Je suis au calme.

Au grand air.

Mon corps respire.

Une bonne brise m’enveloppe.

Le souffle léger du vent sur mon visage m’est agréable.

 

Puis, un souffle un peu plus fort…

Je le sens venu de loin, venu du vaste monde.

Effleurant d’autres humains au passage avant d’arriver à moi.

Il me fait entrer en contact avec eux.

Par lui, je me sens reliée à ces humains du vaste monde.

Une humaine parmi les humains du monde.

 

Je me sens élargie, connectée, en fraternité.

Vivante.

J’appartiens au vivant, j’appartiens à l’humanité du monde.

 

Claudie Saint-Roch, formatrice PRH

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