Et si chacun de nous faisait toute sa part…

Le nouveau président des États-Unis ne croit pas au réchauffement climatique. Il a décidé de se retirer de l’accord de Paris invoquant « vouloir rendre sa grandeur à l’Amérique ». Cet accord vise à limiter la hausse de la température mondiale en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

Je crois mal entendre… Est-ce possible? En moi, je ressens de la colère et de l’incompréhension, plein d’arguments défilent dans ma tête. Quelle Terre laisserons-nous à nos enfants? Une sorte de panique se pointe. Je suis déçue de notre monde, de cette super puissance, face à qui nous sommes bien petits parfois. C’est ma première réaction.

J’ai bien peu de pouvoir sur cette décision. Trump nous place devant un fait accompli que je n’ai pas le choix d’accepter, sans pour autant être d’accord.

Au lieu de rester dans l’opposition et la contestation, je choisis d’accueillir ce réel. Je retrouve peu à peu mon équilibre en même temps que ma solidité en tournant mon regard plus loin, portée par mes valeurs de fond, ma solidarité, l’équité, la justice. Monte en moi une aspiration : laisser en héritage un monde le plus en ordre possible et l’environnement en fait partie.

Malgré tous les excès et désordres de notre société, je m’assure quotidiennement de faire toute ma part pour notre monde de demain. Je fais partie d’un groupe de simplicité volontaire, je prépare mon compost toute l’année, j’apporte mes sacs en tissu à l’épicerie. Je suis attentive à poser plein de petits gestes. Tout ça dans le but de réduire au mieux mon empreinte écologique. Je m’observe et identifie comment je peux faire plus pour protéger notre Terre là où je suis dans mon coin de pays.

Me voilà plus sereine, assurée de faire toute la part qui est la mienne pour laisser une Terre accueillante à mes enfants, mes petits-enfants et, plus largement, à notre humanité qui me tient particulièrement à cœur.

Et si chacun de nous fait toute sa part, mon espérance est décuplée. Oui, ensemble, ça devient possible de vivre dans ce monde auquel j’aspire, ce monde où nous marchons, ensemble, avec courage et détermination, conscients de notre impact personnel sur notre environnement.

Maryse Cyr, formatrice PRH

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UN GESTE DE COMPASSION AU COEUR D’UNE TRAGÉDIE

Dans les dernières semaines, en écoutant les nouvelles, j’ai appris qu’il y avait eu un grave accident de la route près de La Tuque, au Québec. Une grave collision entre un véhicule utilitaire et une petite voiture n’a laissé aucune chance aux deux occupantes de cette dernière. Il s’agissait d’une femme de 38 ans et de sa fille de 10 ans qui ont été tuées sur le coup. J’étais très touchée par cette déchirure qui se produisait alors au cœur d’une famille qui venait de perdre deux des leurs tragiquement, en l’espace de quelques secondes. Habitée d’un certain bouleversement intérieur, j’ai poursuivi mon écoute du bulletin de nouvelles. Puis, j’ai été de nouveau saisie lorsque le journaliste a mentionné que la grand-mère qui venait de perdre sa propre fille et sa petite-fille dans l’accident avait posé un geste hors du commun. Cette femme a demandé à être conduite au chevet de la jeune fille qui conduisait l’autre véhicule. Elle tenait absolument à rencontrer cette jeune conductrice dans la vingtaine qui avait également été blessée au moment de l’impact. Une fois à ses côtés, cette mère et grand-mère en deuil lui aurait dit qu’il s’agissait d’un accident et que ce n’était pas de sa faute.

Je ne sais pas quelle portée ce geste a eu pour la jeune conductrice, mais moi, assise devant mon téléviseur, j’ai senti que l’amour dans la personne humaine est d’une grandeur insoupçonnée. Alors qu’elle était cruellement éprouvée personnellement, le regard de cette femme s’est tourné vers l’autre victime avec une compassion infinie, comme pour la soustraire à un sentiment de culpabilité qu’elle soupçonnait. Cela semble lui être venu comme une évidence de ce qu’elle devait faire : un geste d’humanisme, une parole consolatrice, un amour solidaire. En être témoin nourrit ma foi en la personne humaine qui est capable du meilleur. C’est parfois dans les moments les plus sombres que l’on peut voir apparaître le plus merveilleux dans l’humanité.

En tant que formatrice PRH, j’ai envie que l’on rende ces gestes d’humanité aussi visibles que les gestes de destruction auxquels nous assistons, car ce sont ces gestes humbles, issus de la profondeur d’un cœur aimant, qui soulèvent l’espoir et la solidarité en notre monde. Notre vision et notre espoir à PRH sont bien de cette couleur : que la personne humaine est débordante de richesses qui font du bien à l’humanité.

Diane Plante, formatrice PRH

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Libre et maître de ses décisions

josee-blanchetteTout dernièrement, la journaliste Josée Blanchette, qui a une chronique dans le journal Le Devoir, a décidé de refuser des traitements de chimiothérapie et de partager publiquement son expérience. Pour elle, les traitements étaient insupportables et elle mettait en doute leur efficacité.

De par sa popularité, sa prise de parole influence et dérange. L’opinion publique s’emballe. Des oncologues s’expriment pour rétablir les faits, l’efficacité, les risques et les limites des traitements proposés.

Au-delà des discussions, la journaliste maintient sa décision, qui n’est sûrement pas facile, car l’enjeu est majeur. L’essentiel qui m’apparaît du propos de la journaliste est d’inviter au discernement en ayant pris connaissance de tous les éléments qui concernent sa situation et en ayant pesé tous les impacts en référence à soi. Elle invite à demeurer libre et maître de ses décisions devant les traitements proposés.

Il m’apparaît évident que personne ne peut prendre une décision plus appropriée que Lire la suite

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La force de vie du peuple haïtien

Haïti, qui n’a pas encore fini de se remettre du tremblement de terre du 12 janvier 2010, fait face à une situation désastreuse et horrible suite au passage de l’ouragan Matthew.

Les dégâts causés par cette catastrophe naturelle mettent le peuple haïtien en face de sa grande vulnérabilité et de sa pauvreté au niveau des infrastructures.

Heureusement, cet ouragan monstrueux n’a pas ravagé toutes les régions, sinon, ce serait la pire tragédie survenue dans le pays.

Malgré tout, on compte plus de 500 morts, des maisons détruites, des têtes de bétail disparues, des arbres déracinés, des plantations agricoles dévastées par le vent et les inondations. Bien des endroits ressemblent à un véritable désert.

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Le tableau de la situation concrète des gens qui vivent dans les départements du Sud, du Sud-Ouest, les Nippes et la Grand-Anse est sombre et triste. Les pauvres gens, qui n’avaient même pas le minimum de ressources pour répondre à leurs besoins les plus élémentaires ont tout perdu. Les cas de choléra augmentent. Les personnes les plus touchées n’ont pas encore accès à l’eau potable. À cause de la destruction des routes et des sentiers en terre battues, plusieurs endroits demeurent inaccessibles pour recevoir de l’aide humanitaire.

Il y aurait de quoi se laisser sombrer dans la désespérance, mourir de faim et de soif ou rester accroupi dans sa misère.

« Nous avons tout perdu, mais nous sommes encore en vie, nous pouvons reconstruire! » Telle est la réflexion d’une des victimes de l’ouragan qui reflète la pensée positive et la force de vie des personnes sinistrées.

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J’ai vu des images très émouvantes qui montrent la chaîne de solidarité des gens dans cette épreuve. Ils se donnent la main pour se sauver la vie.

Des familles accueillent, sous leur toit, d’autres personnes de leur entourage qui n’ont plus de logis, et ceci, malgré leur condition de vie très précaire.

Avec un tapis ou du tissu attaché à deux ou trois poteaux, les gens cherchent à se forger leur propre abri provisoire. Malgré le choc terrible très traumatisant qu’ils viennent de connaître, le sourire revient sur leur visage et la vie reprend tranquillement.

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Cet événement très pénible nous fait vibrer aux entrailles. Cependant, le peuple haïtien nous fait découvrir, une fois de plus, son courage, sa joie de vivre, sa résilience, sa débrouillardise. Il lui suffit d’un coup de pouce pour qu’il se relève et renaisse de cette catastrophe, car il veut vivre.

Micheline Joseph, formatrice PRH en Haïti

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Un monde qui s’humanise

Tout comme plusieurs personnes, j’ai été rivée à mon téléviseur à l’occasion des Jeux olympiques qui se sont tenus à Rio en août dernier. Ce regard porté sur cet événement mondial m’a fait un bien énorme. Je ne perçois plus ce phénomène sportif de la même manière. Je saisis mieux combien la personne peut y trouver une satisfaction de fond à s’accomplir et à se transformer.

Que d’émotions et d’émerveillement devant ces athlètes qui ont performé pour tenter de décrocher une médaille, fruit de leur labeur après tant d’années d’investissement de toute leur personne! En effet, on a entendu et pu lire dans les journaux que ces athlètes ont dû prioriser la pratique de leur discipline et mettre un peu de côté leur famille, leurs loisirs, leurs amis et même certains aspects de leur vie personnelle afin de tenter le tout pour le tout. Que de sacrifices!

Lorsque vient le temps de performer, tout peut arriver : Lire la suite

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NOUS SOMMES CAPABLES DU MEILLEUR

Curieusement, suite aux attentats qui ont été commis ces derniers mois, je suis habitée de confiance. Une confiance inattendue. Au-delà de ma désolation devant ces actes de violence, cette confiance fait surface en moi et me dépasse. Une confiance en la capacité universelle de créer et de se renouveler en permanence. Cette confiance que je ressens n’est pas une confiance aveugle, une déresponsabilisation ni un désengagement de ma part, mais plutôt ma foi en ce souffle intérieur qui pousse l’être humain à aimer plus loin que la violence et à se soucier de ses semblables. J’ai foi en l’acte de création que je vois à l’œuvre. J’ai foi que je ne suis pas la seule à y croire, ni la seule à y participer. J’ai foi que nous sommes plusieurs à Lire la suite

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Vers des relations harmonieuses… malgré notre diversité

DrapeauCes jours-ci, toute la presse en parle abondamment : le Brexit. Avec la décision historique des Britanniques de quitter l’Union européenne (UE), les résultats du référendum au Royaume-Uni ont eu un effet immédiat sur le monde financier. C’est la panique dans les marchés mondiaux : les marchés boursiers ont dégringolé partout dans le monde. Au Canada, notre premier ministre tente d’apaiser les inquiétudes et nos responsables politiques québécois en font autant.

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Le défi d’enseigner : subir le choc des générations ou apprendre à créer des ponts

Les 28 et 29 avril derniers, PRH assistait au colloque de la Corporation des conseillères et conseillers pédagogiques en formation professionnelle et technique (CCCPFPT) regroupant en un même lieu près de 90 professionnels de l’enseignement. Nous y présentions notre formation par la tenue d’un kiosque, aux côtés d’autres établissements tels que l’Université du Québec à Rimouski, le CEMEQ (Centre d’élaboration des moyens d’enseignement du Québec) et l’Université de Sherbrooke.

Nous avons pu observer qu’une préoccupation constante remonte dans les échanges, soit la difficulté de transmettre un savoir et d’assurer le processus d’apprentissage entre individus de générations différentes, parfois même opposées dans leur vision et leur façon d’aborder le monde. Ce qui était habitude de vie, il n’y a pas si longtemps, est maintenant considéré comme incompréhensible pour les générations actuelles. Lire la suite

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L’écho en moi de l’humanité bouleversée

Explosion à Bruxelles!

Nous sommes témoins d’une autre catastrophe qui porte atteinte à l’humanité. Devant cela, quoi dire? Quoi faire? Comment réagir? Comment agir?

carte européennePour vivre les événements qui se présentent à nous, peut-être y a-t-il un premier geste à prioriser avant toute chose : celui d’accueillir ce que cela me fait vivre à moi d’abord.

Qu’est-ce que je ressens en apprenant la nouvelle? Quand je prends le temps d’écouter ce qui se passe en moi, qu’est-ce que j’entends? Quelles émotions sont présentes en moi? Par quelle sensation suis-je traversé(e) : la peur, l’impuissance, le ressentiment, l’insécurité, la paralysie, le découragement?

Je choisis de m’arrêter pour nommer ce que je ressens. Peut-être même l’écrire; parfois, ça va mieux en l’écrivant. Pour ceux et celles qui connaissent la méthode de l’analyse PRH, c’est une occasion de la mettre à profit pour mieux saisir ce que je vis. Écouter et nommer ce que je ressens est un premier pas pour me vivre en proximité avec moi-même, puis avec les autres. Je m’accorde alors un espace suffisant pour pouvoir m’exprimer.

Mais pourquoi consacrer du temps à écouter ce qui se dit en moi?

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La crise des migrants

bateauLe Canada s’est engagé à recevoir 25 000 réfugiés Syriens avant la fin de février 2016. Les médias nous bombardent de diverses actualités concernant la situation des réfugiés d’un peu partout dans le monde. Plusieurs pays, dont le nôtre, se sont joints au mouvement de solidarité face à cette tragédie humaine.

Pour certaines personnes d’ici, c’est une bonne nouvelle; d’autres ressentent plutôt de l’insécurité. S’il se glissait des terroristes parmi ces personnes que l’on accueillera? Notre culture, nos valeurs seront-elles mises à l’épreuve, ou pire encore, pourraient-elles disparaître? Lire la suite

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