NOUS SOMMES CAPABLES DU MEILLEUR

Curieusement, suite aux attentats qui ont été commis ces derniers mois, je suis habitée de confiance. Une confiance inattendue. Au-delà de ma désolation devant ces actes de violence, cette confiance fait surface en moi et me dépasse. Une confiance en la capacité universelle de créer et de se renouveler en permanence. Cette confiance que je ressens n’est pas une confiance aveugle, une déresponsabilisation ni un désengagement de ma part, mais plutôt ma foi en ce souffle intérieur qui pousse l’être humain à aimer plus loin que la violence et à se soucier de ses semblables. J’ai foi en l’acte de création que je vois à l’œuvre. J’ai foi que je ne suis pas la seule à y croire, ni la seule à y participer. J’ai foi que nous sommes plusieurs à Lire la suite

Partagez ...Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

Le défi d’enseigner : subir le choc des générations ou apprendre à créer des ponts

Les 28 et 29 avril derniers, PRH assistait au colloque de la Corporation des conseillères et conseillers pédagogiques en formation professionnelle et technique (CCCPFPT) regroupant en un même lieu près de 90 professionnels de l’enseignement. Nous y présentions notre formation par la tenue d’un kiosque, aux côtés d’autres établissements tels que l’Université du Québec à Rimouski, le CEMEQ (Centre d’élaboration des moyens d’enseignement du Québec) et l’Université de Sherbrooke.

Nous avons pu observer qu’une préoccupation constante remonte dans les échanges, soit la difficulté de transmettre un savoir et d’assurer le processus d’apprentissage entre individus de générations différentes, parfois même opposées dans leur vision et leur façon d’aborder le monde. Ce qui était habitude de vie, il n’y a pas si longtemps, est maintenant considéré comme incompréhensible pour les générations actuelles. Lire la suite

Partagez ...Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

La peur d’avoir peur

Un journaliste relatait, il y a déjà quelques semaines, qu’un jeune couple dormait devant le magasin Apple Store de la 5th Avenue à New York en attendant la sortie du nouvel iPhone. Il disait que ce couple avait même acheté les toutes premières places de la file à un groupe de quatre jeunes dans le but de participer à une légende, celle d’Apple et de feu Steve Jobs. « Ils ont couché dans la rue, pour Steve… » écrivait ce journaliste.

Ces jeunes ont osé réaliser leur rêve, malgré les embûches rencontrées. Ils ont osé progresser vers l’atteinte de leur objectif, sans laisser la peur de ne pas y arriver ou la crainte de ce que les autres pouvaient dire ou penser les arrêter dans la réalisation de leur projet. Ils ont cru en ce « possible », cru en leurs capacités en s’appuyant sur la certitude que ce qu’ils faisaient avait un sens pour eux.Jeunes heureux

Vous est-il déjà arrivé, comme à ces jeunes, de croire en ce qui vous tenait à cœur? Organiser un voyage, oser la parole devant un groupe, vous engager dans un nouveau projet, etc. sans craindre le pire, sans amplifier en vous tout ce qui pouvait arriver de négatif?

Panneau ArrêtAvez-vous déjà décidé de stopper cette rengaine intérieure : « Je ne suis pas capable! Je n’y arriverai jamais! Je vais échouer! Les autres sont meilleurs que moi! À quoi bon essayer?… » pour fortifier votre goût d’avancer?

Lire la suite

Partagez ...Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

Connaître ma capacité d’aimer et de me laisser aimer, moi, un être d’amour!

Depuis que je suis toute petite, j’entends parler de l’importance d’aimer de manière libre : aimer son prochain inconditionnellement, ne pas attendre de retour lorsqu’on aime, etc. Mais est-ce si facile d’aimer? Qu’est-ce que ça prend pour que s’opère une circulation fluide de l’amour qu’il y a dans notre cœur? Voilà des questions que je me suis posées, car j’aspirais à vivre l’amour de manière libre et satisfaisante, mais je n’y arrivais pas toujours, ni avec tout le monde.

roseDans mon éducation, j’ai vite saisi que, pour être aimée, il fallait être aimable, polie, serviable, gentille et répondre aux attentes des autres afin de ressentir un peu d’estime de leur part. J’avais besoin d’être importante, d’avoir de la valeur, enfin d’être quelqu’un à leurs yeux.

J’en ai donc fait des pirouettes pour Lire la suite

Partagez ...Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

Un regard qui construit les « tout-petits »

J’ai été enseignante, pendant une trentaine d’années, de tout-petits qui commencent leur scolarisation. Je suis moi-même mère de 3 enfants et grand-mère de 5 petits-enfants. J’ai la sensation d’avoir fait une différence dans leur vie par mon souci de l’éducation, de les voir grandir et s’épanouir. Je n’ai pas toujours été parfaite, mais, comme nous tous, j’ai appris et je me suis améliorée avec les années.

Comme enseignante, j’ai pu observer que j’aidais les parents dans l’éducation de leurs enfants par mes commentaires. Je le faisais le mieux possible, car il n’y a pas de formule magique. On dit souvent qu’il n’y a pas de mode d’emploi fourni avec l’enfant qui arrive. Les parents me disaient souvent « apprendre sur le tas » et, dans une certaine mesure, je suis d’accord Lire la suite

Partagez ...Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

Humaniser les soins par la qualité de la relation

Toute petite, la vie m’émerveillait : les bébés, les enfants, leur transformation. Je prenais soin de mes poupées comme si elles étaient de petits enfants.

Ma passion de prendre soin, d’accompagner l’autre a fait de moi une infirmière. D’abord, j’ai appris les meilleurs soins possibles : savoir, performer, exécuter un pansement, une perfusion… Puis, ce que j’ai appris en trente ans de pratique, c’est l’importance de la relation. Petit à petit, j’ai appris à soigner avec un regard posé sur l’humain dans sa totalité. Peu à peu, j’ai placé la personne au centre de tout. J’ai ensuite accepté d’enseigner et de transmettre mon feu, influençant mes collègues, l’équipe de soins, les étudiants. Je préconisais le travail d’équipe, mais un travail orienté sur l’humain : soigner par la relation.

Ma profession d’infirmière encourage le perfectionnisme et j’ai pris conscience que ce perfectionnisme était un piège chez moi. J’ai donc travaillé à doser mes exigences, tant envers moi qu’envers les élèves, à poser mon regard sur l’essentiel : le respect de l’humain dans la relation à travers les Lire la suite

Partagez ...Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn