Prendre ma place là où je suis, source de bonheur

Tout récemment, j’ai été appelée à me déplacer du Saguenay vers Trois-Rivières pour animer un atelier sur mesure avec une collègue.

Je suis revenue de cette animation habitée d’une joie profonde, d’un bonheur à diffuser, à transmettre la formation PRH plus largement, au-delà de mes frontières. Effectivement, la clientèle rejointe était composée de conseillers et conseillères pédagogiques provenant de différentes régions du Québec : des personnes ouvertes, attentives, intéressées à découvrir des pistes et raviver leur motivation pour vivre leur rôle de façon satisfaisante et constructive auprès de la clientèle qui leur est confiée.

Cette animation a fait grandir, en moi, le sentiment de fierté d’être cette formatrice PRH, prête à marcher, à m’engager dans cette aventure pour un plus d’humanisation de la société.   Cette fierté est, en quelque sorte, liée et nourrie sans cesse par cette capacité d’amour qui m’habite et que je vis pour :

  • PRH; ma foi en cette école qui favorise le déploiement de la personnalité chez les individus;
  • la croissance des personnes; cette foi en ce dynamisme qui les mobilise, qui les habite et qui les stimule à être sans cesse à cette recherche d’un mieux-être, d’un plus de bonheur dans leur vie;
  • les personnes; les regarder, m’y intéresser, les écouter sans jugement, m’émerveiller d’elles et pouvoir les découvrir en leur cœur. Je me sens tout à coup plus élargie intérieurement par l’accueil de ces personnes différentes de moi et qui contribuent à leur manière à une levée, une mise debout des personnes autour d’elles, pour la part d’humanité qui les concerne;
  • les autres formatrices PRH qui interviennent dans leur coin de pays pour diffuser la formation PRH. Nous étions chacune à notre place, offrant notre expertise, selon nos couleurs respectives. De plus, en animant, j’ai expérimenté et pris conscience que nous n’étions pas seules, mais bien soutenues, reliées aux autres formatrices du Québec et du Nouveau-Brunswick, une force vive pour cet agir commun qui nous anime.

Tant de reconnaissance en moi pour toute cette abondance vécue et reçue qui me conduit à un élargissement de ma personne dans cette dimension de mon amour pour le monde. Cela m’invite à porter mes chaussures de nomade pour aller rencontrer les personnes qui ont soif d’un monde meilleur.

Et vous, avez-vous soif de ce monde meilleur? Je dépose cette question en vous. Quel élan est là, en votre cœur, pour apporter votre part et ainsi contribuer à ce plus pour notre humanité? Sans cette part, peut-être que quelque chose ne pourra advenir…

Doris Hébert, formatrice PRH

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MA CROISSANCE AU-DELÀ DES MOMENTS DIFFICILES DANS MA VIE

Lorsque je pose mon regard sur mon cheminement ainsi que sur celui des personnes qui viennent me rencontrer en relation d’aide, je constate que, pour la plupart d’entre nous, le déclencheur initial qui nous dirige vers une ressource est un état d’urgence ou une situation douloureuse. Cet état de malaise nous porte à consulter, dans un premier temps, pour résoudre la situation de crise afin de retrouver un équilibre et du confort dans ce que nous vivons. Mais, qu’en est-il de « l’après-crise »?

Pour certains, la manière d’avancer se fera de façon ponctuelle selon les difficultés rencontrées ou lorsqu’une nouvelle crise se manifestera dans leur vie. Ils avancent au gré des urgences ou des feux qu’ils ont besoin d’éteindre et cela leur permet d’explorer leur vécu personnel, de faire des prises de conscience précieuses et d’apporter des ajustements importants dans leur manière d’être et de vivre. C’est le cas de Marjorie qui m’a dit un jour : « Je me demande si j’ai associé ma démarche de croissance uniquement aux problèmes que je vis ou à mes états de tristesse. Est-ce que la croissance se résume à me sortir de mes creux jusqu’à la prochaine embûche? Quels sont mes réels espoirs de croissance? » Lire la suite

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40 ans de marche avec vous : Hommage aux porteurs d’espérance, aux bâtisseurs du quotidien

 

C’était un bonheur immense de se retrouver en si grand nombre pour fêter nos 40 ans de marche à PRH de 1975 à 2015. Fêter nos 40 ans de marche passait inévitablement par fêter, d’abord et avant tout, tous ceux et celles qui ont marché avec nous, à nos côtés, à travers toutes ces années.

PRH prend son origine d’un rêve, celui d’André Rochais : l’espérance d’un monde plus humain où chacun pourrait y exercer son rôle, à sa juste place, avec son potentiel unique, en dégageant ce qui l’entrave.

PRH prend son origine du rêve d’André, mais André n’était pas un rêveur! André était un homme bien enraciné dans le réel concret, il était un observateur des moindres éléments du réel, un chercheur du « véritable ». Il était loin d’être dans les nuages, ce porteur d’espérance! Chaque pas enraciné dans une lecture fidèle de la réalité au-dedans et au-dehors de lui. « Mon maître à penser, c’est le réel! », disait-il. Un mouvement constant, chez lui, de l’intuition à l’action. C’est ainsi qu’il a avancé et qu’il nous a légué les fondements d’un outil « très concret » pour marcher notre route de croissance.

Depuis 45 ans à l’international, et ici, depuis 40 ans à PRH Québec-Canada, nous avons avancé ainsi : fidèles à nos Lire la suite

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Mentalité magique ou discernement?

« Là est la question! » comme l’écrit Shakespeare.Bonhomme interrogatif

La mentalité magique s’active souvent lorsque l’on croit que le temps arrangera bien les choses et que c’est mieux de laisser faire. « Cela ne sert à rien de décider. Baguette magiqueQue veux-tu? Je n’ai pas le choix! La chance finira bien par être de mon bord! » Il ne reste plus qu’à attendre que la magie opère comme dans le monde merveilleux de l’enfant.

Les dirigeants et les médias laissent parfois miroiter qu’ils savent ce qui convient le mieux pour satisfaire les besoins du monde. Nous recevons de toute part des messages qui influencent nos modes de pensée et l’exercice de notre liberté. Cela nous limite alors dans notre capacité Lire la suite

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DE LA CULPABILITÉ À LA RESPONSABILITÉ

« Je ne suis pas fier ou fière de moi. Je m’en veux. J’aurais jamais dû. » Je me sens coupableAvez-vous déjà prononcé ces mots qui laissent transparaître un fond de culpabilité?

Le mécanisme de culpabilisation peut engendrer diverses réactions en nous comme en témoignent quelques personnes qui ont accepté de m’en parler ouvertement:

  • « Quand je me sens coupable, je deviens hypersensible au moindre commentaire. Je me sens toujours visé personnellement et j’ai tendance à me défendre. »
  • « Je perds tous mes moyens, j’ai envie de disparaître et de me faire oublier. »
  • « J’ai un peu honte de le dire mais je deviens en totale soumission à la personne que j’ai heurtée. Je deviens démesurément gentil pour me racheter mais ma gentillesse sonne faux. »
  • « Je ne supporte pas que l’autre ne me pardonne pas. J’insiste pour obtenir le pardon de l’autre. Je réalise que j’essaie d’obtenir un pardon forcé et non un pardon qui vient du coeur. »
  • « Je veux tellement que la personne garde une bonne image de moi. Je veux absolument la convaincre que je suis une bonne personne et qu’elle n’a pas raison de m’en vouloir finalement. »Image homme découragé
  • « Je retourne ma culpabilité contre moi pour me punir. En fait, je pars en guerre contre moi sans pouvoir m’arrêter. »

Qu’elle soit subtile ou envahissante, il est essentiel de savoir reconnaître ce que la culpabilité Lire la suite

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La mise en ordre de soi : une réalité possible, un impact sociétaire

Au début, lorsque j’ai entendu parler de la mise en ordre de soi, en PRH, je ne saisissais pas trop ce quPersonnePRHe cela voulait dire.  Je ne savais pas qu’il y avait un ordre établi dans la personne et que selon le milieu dans lequel j’ai baigné, cet ordre est plus ou moins désorganisé.  Je sentais bien le besoin de mettre de l’ordre dans mes sentiments, de comprendre certaines de mes réactions, de regarder pourquoi je compensais tant dans tel ou tel domaine.  Je me posais des questions sur mes difficultés de relations. Bref, je constatais tous les méfaits du désordre en moi, mais sans savoir comment y remédier. Lire la suite

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Faire l’inventaire de mes possibilités : un exercice gagnant pour ma croissance

Nick VujicicCet homme se nomme Nick Vujicic.  Il est Australien et est né sans bras ni jambe.  Vous l’avez peut-être déjà découvert par le biais de différents médias car il est conférencier et motivateur international.

Au-delà de ce qu’il est aujourd’hui, j’ai eu envie de m’arrêter à la trajectoire de vie de cet homme pour saisir comment il en est arrivé à trouver un chemin de réalisation personnelle malgré son grave handicap.  Après avoir vécu des moments très éprouvants dans son enfance, tels que de sentir ses parents dépourvus devant sa condition, l’intimidation à l’école à cause de sa différence, le sentiment d’injustice d’être privé de ce que tous les autres ont, une tentative de suicide à huit ans et bien d’autres passages douloureux, un changement crucial s’est opéré en lui.  Un changement qui a tout fait basculer: il a choisi de faire l’inventaire de ses possibilités plutôt que de se centrer sur ce qui lui manquait!  Il a cessé d’attendre un miracle afin d’obtenir ce qu’il n’avait pas et a commencé à regarder ce qu’il avait: d’abord être vivant et avoir un corps qui n’est pas souffrant, le pouvoir de penser, de communiquer, la capacité de s’adapter, la capacité de lire, d’écrire, de partager, le pouvoir d’apprendre, d’aimer, d’être utile aux autres, etc. Il a réussi à accepter son handicap et à se construire une vie significative à partir de ses possibilités réelles.  De ses propres paroles, il affirme ceci: « Parfois, nos souffrances et nos échecs nous font douter du véritable sens de notre existence.  Mais notre vie mérite d’être vécue en en faisant une œuvre. » Lire la suite

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