Et si chacun de nous faisait toute sa part…

Le nouveau président des États-Unis ne croit pas au réchauffement climatique. Il a décidé de se retirer de l’accord de Paris invoquant « vouloir rendre sa grandeur à l’Amérique ». Cet accord vise à limiter la hausse de la température mondiale en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

Je crois mal entendre… Est-ce possible? En moi, je ressens de la colère et de l’incompréhension, plein d’arguments défilent dans ma tête. Quelle Terre laisserons-nous à nos enfants? Une sorte de panique se pointe. Je suis déçue de notre monde, de cette super puissance, face à qui nous sommes bien petits parfois. C’est ma première réaction.

J’ai bien peu de pouvoir sur cette décision. Trump nous place devant un fait accompli que je n’ai pas le choix d’accepter, sans pour autant être d’accord.

Au lieu de rester dans l’opposition et la contestation, je choisis d’accueillir ce réel. Je retrouve peu à peu mon équilibre en même temps que ma solidité en tournant mon regard plus loin, portée par mes valeurs de fond, ma solidarité, l’équité, la justice. Monte en moi une aspiration : laisser en héritage un monde le plus en ordre possible et l’environnement en fait partie.

Malgré tous les excès et désordres de notre société, je m’assure quotidiennement de faire toute ma part pour notre monde de demain. Je fais partie d’un groupe de simplicité volontaire, je prépare mon compost toute l’année, j’apporte mes sacs en tissu à l’épicerie. Je suis attentive à poser plein de petits gestes. Tout ça dans le but de réduire au mieux mon empreinte écologique. Je m’observe et identifie comment je peux faire plus pour protéger notre Terre là où je suis dans mon coin de pays.

Me voilà plus sereine, assurée de faire toute la part qui est la mienne pour laisser une Terre accueillante à mes enfants, mes petits-enfants et, plus largement, à notre humanité qui me tient particulièrement à cœur.

Et si chacun de nous fait toute sa part, mon espérance est décuplée. Oui, ensemble, ça devient possible de vivre dans ce monde auquel j’aspire, ce monde où nous marchons, ensemble, avec courage et détermination, conscients de notre impact personnel sur notre environnement.

Maryse Cyr, formatrice PRH

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Prendre ma place là où je suis, source de bonheur

Tout récemment, j’ai été appelée à me déplacer du Saguenay vers Trois-Rivières pour animer un atelier sur mesure avec une collègue.

Je suis revenue de cette animation habitée d’une joie profonde, d’un bonheur à diffuser, à transmettre la formation PRH plus largement, au-delà de mes frontières. Effectivement, la clientèle rejointe était composée de conseillers et conseillères pédagogiques provenant de différentes régions du Québec : des personnes ouvertes, attentives, intéressées à découvrir des pistes et raviver leur motivation pour vivre leur rôle de façon satisfaisante et constructive auprès de la clientèle qui leur est confiée.

Cette animation a fait grandir, en moi, le sentiment de fierté d’être cette formatrice PRH, prête à marcher, à m’engager dans cette aventure pour un plus d’humanisation de la société.   Cette fierté est, en quelque sorte, liée et nourrie sans cesse par cette capacité d’amour qui m’habite et que je vis pour :

  • PRH; ma foi en cette école qui favorise le déploiement de la personnalité chez les individus;
  • la croissance des personnes; cette foi en ce dynamisme qui les mobilise, qui les habite et qui les stimule à être sans cesse à cette recherche d’un mieux-être, d’un plus de bonheur dans leur vie;
  • les personnes; les regarder, m’y intéresser, les écouter sans jugement, m’émerveiller d’elles et pouvoir les découvrir en leur cœur. Je me sens tout à coup plus élargie intérieurement par l’accueil de ces personnes différentes de moi et qui contribuent à leur manière à une levée, une mise debout des personnes autour d’elles, pour la part d’humanité qui les concerne;
  • les autres formatrices PRH qui interviennent dans leur coin de pays pour diffuser la formation PRH. Nous étions chacune à notre place, offrant notre expertise, selon nos couleurs respectives. De plus, en animant, j’ai expérimenté et pris conscience que nous n’étions pas seules, mais bien soutenues, reliées aux autres formatrices du Québec et du Nouveau-Brunswick, une force vive pour cet agir commun qui nous anime.

Tant de reconnaissance en moi pour toute cette abondance vécue et reçue qui me conduit à un élargissement de ma personne dans cette dimension de mon amour pour le monde. Cela m’invite à porter mes chaussures de nomade pour aller rencontrer les personnes qui ont soif d’un monde meilleur.

Et vous, avez-vous soif de ce monde meilleur? Je dépose cette question en vous. Quel élan est là, en votre cœur, pour apporter votre part et ainsi contribuer à ce plus pour notre humanité? Sans cette part, peut-être que quelque chose ne pourra advenir…

Doris Hébert, formatrice PRH

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UN GESTE DE COMPASSION AU COEUR D’UNE TRAGÉDIE

Dans les dernières semaines, en écoutant les nouvelles, j’ai appris qu’il y avait eu un grave accident de la route près de La Tuque, au Québec. Une grave collision entre un véhicule utilitaire et une petite voiture n’a laissé aucune chance aux deux occupantes de cette dernière. Il s’agissait d’une femme de 38 ans et de sa fille de 10 ans qui ont été tuées sur le coup. J’étais très touchée par cette déchirure qui se produisait alors au cœur d’une famille qui venait de perdre deux des leurs tragiquement, en l’espace de quelques secondes. Habitée d’un certain bouleversement intérieur, j’ai poursuivi mon écoute du bulletin de nouvelles. Puis, j’ai été de nouveau saisie lorsque le journaliste a mentionné que la grand-mère qui venait de perdre sa propre fille et sa petite-fille dans l’accident avait posé un geste hors du commun. Cette femme a demandé à être conduite au chevet de la jeune fille qui conduisait l’autre véhicule. Elle tenait absolument à rencontrer cette jeune conductrice dans la vingtaine qui avait également été blessée au moment de l’impact. Une fois à ses côtés, cette mère et grand-mère en deuil lui aurait dit qu’il s’agissait d’un accident et que ce n’était pas de sa faute.

Je ne sais pas quelle portée ce geste a eu pour la jeune conductrice, mais moi, assise devant mon téléviseur, j’ai senti que l’amour dans la personne humaine est d’une grandeur insoupçonnée. Alors qu’elle était cruellement éprouvée personnellement, le regard de cette femme s’est tourné vers l’autre victime avec une compassion infinie, comme pour la soustraire à un sentiment de culpabilité qu’elle soupçonnait. Cela semble lui être venu comme une évidence de ce qu’elle devait faire : un geste d’humanisme, une parole consolatrice, un amour solidaire. En être témoin nourrit ma foi en la personne humaine qui est capable du meilleur. C’est parfois dans les moments les plus sombres que l’on peut voir apparaître le plus merveilleux dans l’humanité.

En tant que formatrice PRH, j’ai envie que l’on rende ces gestes d’humanité aussi visibles que les gestes de destruction auxquels nous assistons, car ce sont ces gestes humbles, issus de la profondeur d’un cœur aimant, qui soulèvent l’espoir et la solidarité en notre monde. Notre vision et notre espoir à PRH sont bien de cette couleur : que la personne humaine est débordante de richesses qui font du bien à l’humanité.

Diane Plante, formatrice PRH

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Le plus beau cadeau

La petite fille de sept ans que j’étais est encore aujourd’hui fascinée par les boîtes. Vous observerez bien, lorsqu’un enfant se trouve en présence d’un tel objet, son premier réflexe est de chercher frénétiquement à l’ouvrir pour assouvir sa curiosité d’en connaître le contenu. Si, par malheur, il est interdit de la toucher, le désir redouble d’intensité et, dès que l’adulte aura tourné le dos, l’enfant, en un quart de seconde, l’aura déjà ouverte. boite-a-surprise

Un jour, alors que j’étais dans un magasin avec ma mère pendant qu’elle essayait un vêtement, j’ai repéré une adorable petite boîte en bois sur l’étagère. J’étais absorbée à l’observer sous tous ses angles. Une curiosité irrésistible me poussait à découvrir son contenu. Je l’ai prise. En cachette, j’ai Lire la suite

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L’étoile que je suis…

« Les étoiles sontCiel étoilé éclairées pour que chacun puisse un jour retrouver la sienne. » (Extrait du livre : « Le Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry.)

Cette phrase fait écho en moi et me place dans un état d’arrêt. Elle m’alimente. Elle fait lumière. Elle crée en moi de l’espérance et m’ouvre à la recherche de ma propre étoile.

Cela veut dire quoi pour moi, trouver ma propre étoile?

À première vue, c’est me retrouver, me découvrir, c’est aller vers le sens de ma vie. Quand je m’arrête, c’est plus encore : c’est devenir l’étoile que je suis, illuminée, vraie, solide, libre. J’ai la sensation que chaque personne est une étoile et qu’elle est habitée de façon consciente ou non d’une recherche de son identité, de sa source lumineuse unique.

Comment trouver sa propre étoile?

Si je me réfère à mon expérience et à mon observation des personnes qui ont trouvé leur étoile, un travail d’introspection s’impose pour apprivoiser notre monde intérieur. Lire la suite

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L’écho en moi de l’humanité bouleversée

Explosion à Bruxelles!

Nous sommes témoins d’une autre catastrophe qui porte atteinte à l’humanité. Devant cela, quoi dire? Quoi faire? Comment réagir? Comment agir?

carte européennePour vivre les événements qui se présentent à nous, peut-être y a-t-il un premier geste à prioriser avant toute chose : celui d’accueillir ce que cela me fait vivre à moi d’abord.

Qu’est-ce que je ressens en apprenant la nouvelle? Quand je prends le temps d’écouter ce qui se passe en moi, qu’est-ce que j’entends? Quelles émotions sont présentes en moi? Par quelle sensation suis-je traversé(e) : la peur, l’impuissance, le ressentiment, l’insécurité, la paralysie, le découragement?

Je choisis de m’arrêter pour nommer ce que je ressens. Peut-être même l’écrire; parfois, ça va mieux en l’écrivant. Pour ceux et celles qui connaissent la méthode de l’analyse PRH, c’est une occasion de la mettre à profit pour mieux saisir ce que je vis. Écouter et nommer ce que je ressens est un premier pas pour me vivre en proximité avec moi-même, puis avec les autres. Je m’accorde alors un espace suffisant pour pouvoir m’exprimer.

Mais pourquoi consacrer du temps à écouter ce qui se dit en moi?

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Solidarité humaine

L’Ébola, qui n’en a pas entendu parler? Cette épidémie qui sévit en Afrique et qui peut traverser les frontières sans aucune invitation. Dans cette situation assez paniquante, y a-t-il trace d’espérance pour notre monde?

J’ai récemment lu un article concernant la Dre Joanne Liu, un médecin de Montréal au Québec, qui a été élue présidente internationale de Médecins sans frontières. Elle œuvre pour cet organisme depuis 1996. Elle a consacré les derniers mois à gérer, à temps plein, l’épidémie d’Ébola. Qu’est-ce qui peut bien inciter une femme médecin de chez nous à investir sa vie auprès des plus démunis à l’étranger? Lire la suite

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La mise en ordre de soi : une réalité possible, un impact sociétaire

Au début, lorsque j’ai entendu parler de la mise en ordre de soi, en PRH, je ne saisissais pas trop ce quPersonnePRHe cela voulait dire.  Je ne savais pas qu’il y avait un ordre établi dans la personne et que selon le milieu dans lequel j’ai baigné, cet ordre est plus ou moins désorganisé.  Je sentais bien le besoin de mettre de l’ordre dans mes sentiments, de comprendre certaines de mes réactions, de regarder pourquoi je compensais tant dans tel ou tel domaine.  Je me posais des questions sur mes difficultés de relations. Bref, je constatais tous les méfaits du désordre en moi, mais sans savoir comment y remédier. Lire la suite

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