UN GESTE DE COMPASSION AU COEUR D’UNE TRAGÉDIE

Dans les dernières semaines, en écoutant les nouvelles, j’ai appris qu’il y avait eu un grave accident de la route près de La Tuque, au Québec. Une grave collision entre un véhicule utilitaire et une petite voiture n’a laissé aucune chance aux deux occupantes de cette dernière. Il s’agissait d’une femme de 38 ans et de sa fille de 10 ans qui ont été tuées sur le coup. J’étais très touchée par cette déchirure qui se produisait alors au cœur d’une famille qui venait de perdre deux des leurs tragiquement, en l’espace de quelques secondes. Habitée d’un certain bouleversement intérieur, j’ai poursuivi mon écoute du bulletin de nouvelles. Puis, j’ai été de nouveau saisie lorsque le journaliste a mentionné que la grand-mère qui venait de perdre sa propre fille et sa petite-fille dans l’accident avait posé un geste hors du commun. Cette femme a demandé à être conduite au chevet de la jeune fille qui conduisait l’autre véhicule. Elle tenait absolument à rencontrer cette jeune conductrice dans la vingtaine qui avait également été blessée au moment de l’impact. Une fois à ses côtés, cette mère et grand-mère en deuil lui aurait dit qu’il s’agissait d’un accident et que ce n’était pas de sa faute.

Je ne sais pas quelle portée ce geste a eu pour la jeune conductrice, mais moi, assise devant mon téléviseur, j’ai senti que l’amour dans la personne humaine est d’une grandeur insoupçonnée. Alors qu’elle était cruellement éprouvée personnellement, le regard de cette femme s’est tourné vers l’autre victime avec une compassion infinie, comme pour la soustraire à un sentiment de culpabilité qu’elle soupçonnait. Cela semble lui être venu comme une évidence de ce qu’elle devait faire : un geste d’humanisme, une parole consolatrice, un amour solidaire. En être témoin nourrit ma foi en la personne humaine qui est capable du meilleur. C’est parfois dans les moments les plus sombres que l’on peut voir apparaître le plus merveilleux dans l’humanité.

En tant que formatrice PRH, j’ai envie que l’on rende ces gestes d’humanité aussi visibles que les gestes de destruction auxquels nous assistons, car ce sont ces gestes humbles, issus de la profondeur d’un cœur aimant, qui soulèvent l’espoir et la solidarité en notre monde. Notre vision et notre espoir à PRH sont bien de cette couleur : que la personne humaine est débordante de richesses qui font du bien à l’humanité.

Diane Plante, formatrice PRH

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La force de vie du peuple haïtien

Haïti, qui n’a pas encore fini de se remettre du tremblement de terre du 12 janvier 2010, fait face à une situation désastreuse et horrible suite au passage de l’ouragan Matthew.

Les dégâts causés par cette catastrophe naturelle mettent le peuple haïtien en face de sa grande vulnérabilité et de sa pauvreté au niveau des infrastructures.

Heureusement, cet ouragan monstrueux n’a pas ravagé toutes les régions, sinon, ce serait la pire tragédie survenue dans le pays.

Malgré tout, on compte plus de 500 morts, des maisons détruites, des têtes de bétail disparues, des arbres déracinés, des plantations agricoles dévastées par le vent et les inondations. Bien des endroits ressemblent à un véritable désert.

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Le tableau de la situation concrète des gens qui vivent dans les départements du Sud, du Sud-Ouest, les Nippes et la Grand-Anse est sombre et triste. Les pauvres gens, qui n’avaient même pas le minimum de ressources pour répondre à leurs besoins les plus élémentaires ont tout perdu. Les cas de choléra augmentent. Les personnes les plus touchées n’ont pas encore accès à l’eau potable. À cause de la destruction des routes et des sentiers en terre battues, plusieurs endroits demeurent inaccessibles pour recevoir de l’aide humanitaire.

Il y aurait de quoi se laisser sombrer dans la désespérance, mourir de faim et de soif ou rester accroupi dans sa misère.

« Nous avons tout perdu, mais nous sommes encore en vie, nous pouvons reconstruire! » Telle est la réflexion d’une des victimes de l’ouragan qui reflète la pensée positive et la force de vie des personnes sinistrées.

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J’ai vu des images très émouvantes qui montrent la chaîne de solidarité des gens dans cette épreuve. Ils se donnent la main pour se sauver la vie.

Des familles accueillent, sous leur toit, d’autres personnes de leur entourage qui n’ont plus de logis, et ceci, malgré leur condition de vie très précaire.

Avec un tapis ou du tissu attaché à deux ou trois poteaux, les gens cherchent à se forger leur propre abri provisoire. Malgré le choc terrible très traumatisant qu’ils viennent de connaître, le sourire revient sur leur visage et la vie reprend tranquillement.

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Cet événement très pénible nous fait vibrer aux entrailles. Cependant, le peuple haïtien nous fait découvrir, une fois de plus, son courage, sa joie de vivre, sa résilience, sa débrouillardise. Il lui suffit d’un coup de pouce pour qu’il se relève et renaisse de cette catastrophe, car il veut vivre.

Micheline Joseph, formatrice PRH en Haïti

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Un monde qui s’humanise

Tout comme plusieurs personnes, j’ai été rivée à mon téléviseur à l’occasion des Jeux olympiques qui se sont tenus à Rio en août dernier. Ce regard porté sur cet événement mondial m’a fait un bien énorme. Je ne perçois plus ce phénomène sportif de la même manière. Je saisis mieux combien la personne peut y trouver une satisfaction de fond à s’accomplir et à se transformer.

Que d’émotions et d’émerveillement devant ces athlètes qui ont performé pour tenter de décrocher une médaille, fruit de leur labeur après tant d’années d’investissement de toute leur personne! En effet, on a entendu et pu lire dans les journaux que ces athlètes ont dû prioriser la pratique de leur discipline et mettre un peu de côté leur famille, leurs loisirs, leurs amis et même certains aspects de leur vie personnelle afin de tenter le tout pour le tout. Que de sacrifices!

Lorsque vient le temps de performer, tout peut arriver : Lire la suite

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La crise des migrants

bateauLe Canada s’est engagé à recevoir 25 000 réfugiés Syriens avant la fin de février 2016. Les médias nous bombardent de diverses actualités concernant la situation des réfugiés d’un peu partout dans le monde. Plusieurs pays, dont le nôtre, se sont joints au mouvement de solidarité face à cette tragédie humaine.

Pour certaines personnes d’ici, c’est une bonne nouvelle; d’autres ressentent plutôt de l’insécurité. S’il se glissait des terroristes parmi ces personnes que l’on accueillera? Notre culture, nos valeurs seront-elles mises à l’épreuve, ou pire encore, pourraient-elles disparaître? Lire la suite

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Solidarité humaine

L’Ébola, qui n’en a pas entendu parler? Cette épidémie qui sévit en Afrique et qui peut traverser les frontières sans aucune invitation. Dans cette situation assez paniquante, y a-t-il trace d’espérance pour notre monde?

J’ai récemment lu un article concernant la Dre Joanne Liu, un médecin de Montréal au Québec, qui a été élue présidente internationale de Médecins sans frontières. Elle œuvre pour cet organisme depuis 1996. Elle a consacré les derniers mois à gérer, à temps plein, l’épidémie d’Ébola. Qu’est-ce qui peut bien inciter une femme médecin de chez nous à investir sa vie auprès des plus démunis à l’étranger? Lire la suite

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